Rapport BEAD air : l’heure
Il est écrit dans le rapport que l’avion heurta le camion vers, approximativement, 8h30.
D’après cet horaire le crash eut donc lieu 3 mn plus tard, soit environ à 8h33.
Or, lors de notre entrevue avec le général Puget, directeur du BEAD-air, il nous fut indiqué oralement que le crash avait eu lieu vers 9h. Pourquoi, déjà cet écart?
De plus, nulle part n’est indiquée la source qui prévint de l’accident la base d’El Gorah.
Je sais, par un témoignage que je détiens, ainsi que notre avocat, ce qu’il en fut exactement et qui fut cette source. Je tairai pour le moment le nom de ce témoin.
Je note deux points importants :
1)dès 8h. 35 le commandement de la base s’inquiétait d’un problème concernant le Twin. Je détiens également le témoignage en ce sens d’un appel téléphonique émis à 8h.45.
2)aucune montre ne fut restituée aux familles. Je ne sais ce qu’il en était des camarades de Guillaume, mais ce dernier volait toujours avec sa Breitling maintenue par un bracelet de cuir. Quand bien même fût-elle en partie détruite lors de l’impact au sol, elle ne le fut pas totalement et il eût été nécessaire qu’on nous la rendît avec au moins le bracelet dont le cuir n’a pu être brûlé (une cordelette en caoutchouc —eminemment plus inflammable que le cuir— qu’il portait également au poignet nous fut restituée intacte).
Par conséquent j’en déduis qu’on veut nous cacher l’heure exacte, car, en effet, s’inquiéter 3 mn seulement après le crash puis téléphoner 12 mn plus tard cela suppose qu’on l’apprit plusieurs minutes avant (le temps pour l’apprendre auquel s’ajoute celui de l’appel ne peuvent pas concorder avec le timing présenté) et certainement pas par les témoins sur place qui, dans l’affolement, ont sans doute pensé à autre chose qu’à prévenir immédiatement la base. De plus ne pas restituer au moins une montre laisse subodorer que celle-ci indiquait l’heure de l’accident, le mécanisme se bloquant dans le choc.
La conclusion est que la base était avertie d’un problème sur l’avion avant l’impact par, inévitablement, un message de détresse. Raison pour laquelle on nous cache l’heure puisque ce message est nié.
Pour être définitivement clair, nous affirmons ceci : quelle que soit l’heure du crash, 8h30 ou 9h, il n’était pas possible qu’on pût s’inquiéter d’un problème sur l’avion entre 8h30 et 8h45. à moins d’en être averti avant par les pilotes eux-mêmes, donc par un appel de détresse. Les 15 minutes écoulées entre l’impact et l’appel téléphonique émanant de la base étaient insuffisantes pour permettre aux témoins d’en avertir la MFO. D’ailleurs, le signalement de l’accident a été fait en premier lieu au général de la gendarmerie locale après recherche de son implantation. Et cela ne s’est pas fait instantanément.
Admettons enfin que l’accident ait eu lieu à 8h30, cela suppose qu’entre celui-ci et le départ à 7h45, 3/4 d’heure s’étant écoulé, les conjectures développées dans le rapport selon lesquelles l’équipage aurait fait du tourisme, rase-mottes et autres voltiges sont fausses et pure invention d’enquêteur, le temps perdu lors de ces manœuvres aurait allongé celui du parcours. Plausible si l’accident eut lieu à 9h, vue de l’esprit à 8h.30, compte tenu de la distance parcourue, soit la moitié du trajet.
Je profite de cette note pour indiquer que Guillaume était parti avec deux montres. L’une, la Breitling airwolf dont j’ai parlé et avec laquelle il pilotait toujours, l’autre, une Nixon, avec laquelle, les jours de repos, il faisait de la plongée.
Aucune des deux ne nous fut restituée.
Connaissant ses habitudes, je sais qu’il avait laissé la seconde sur la base, laquelle fut donc dérobée.
Par qui et quand?
5 juin 2011